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Traitements prophylactiques sans aérosols ou en quoi la prophylaxie peut aussi être efficace. Comment fonctionne la prophylaxie alors que les instruments manuels sont soudain censés dominer ? Birgit Schlee (hygiéniste dentaire), font part de leurs expériences et de leur nouvelle routine quotidienne de prophylaxie dans le cabinet.

Suite à la crise du coronavirus, la question s’est posée, au sein de notre cabinet dentaire, de savoir si nous voulions encore proposer la prophylaxie ou non…

Quel est le risque d’infection des traitements par aérosols ?

En 2018, cette question a déjà fait l’objet d’un article de Dr Graetz/Dr Sonja Sälzer/Dr Anica Tillner. Dr Anica Tillner (Université de Kiel) aborde aussi cette question dans une étude in vitro de 2016. L’étude porte sur l’efficacité de la puissance d’aspiration des canules d’aspiration dans l’élimination du biofilm et présente de manière très impressionnante la distribution des aérosols lors du détartrage mécanique. Selon la recommandation finale, la prophylaxie ne doit être effectuée qu’avec des instruments manuels chez les patients à risque. Et ce, depuis toujours, pas seulement depuis la crise de la COVID-19.

En raison des règles d’hygiène en vigueur pour pratiquement tous les patients, il a fallu repenser entièrement le système, en commençant par l’utilisation des instruments et des équipements et en terminant par les processus de travail habituels. Comme la prévention et la prophylaxie sont particulièrement importantes pour une bonne santé bucco-dentaire et un système immunitaire stable en ces temps, nous avons opté pour une « prophylaxie à risque réduit » sans formation d’aérosol supplémentaire. Bien sûr, c’était aussi une étape importante dans notre flux de travail précédent. Il était presque inconcevable d’éliminer la plaque dure et le biofilm lors du nettoyage dentaire professionnel et le traitement parodontal complet sans appareils soniques ou à ultrasons en évitant complètement les jets de poudre et d’eau. Mais très vite, nous avons compris qu’il s’agissait d’un « retour aux sources » ! Pour nous deux, le travail avec des instruments manuels et le polissage classique ont toujours fait partie intégrante du nettoyage dentaire professionnel, nous n’avons donc pas vraiment eu à le changer.

Que faut-il garder à l’esprit ? Nous souhaitons en donner ici un bref aperçu :

Instruments manuels

Plus que jamais, les sondes PA à l’échelle sont essentielles pour un diagnostic minutieux visant à déterminer le risque de maladie et pour les décisions thérapeutiques ciblées. Depuis l’examen préliminaire, la mesure de la profondeur des poches, le nettoyage professionnel des dents avec SBI et API, le traitement PA et la thérapie parodontale de soutien orientée vers le risque (UPT) – jusqu’à l’évaluation. Le travail presque exclusivement avec des instruments manuels étant très demandé, il est désormais possible de reconnaître rapidement les différences qualitatives entre les détartreurs et les curettes disponibles sur le marché. Le travail ergonomique ne fonctionne qu’avec des instruments très pointus !

Si vous voulez éviter les douleurs articulaires le soir ou même le syndrome du canal carpien, il est préférable de choisir des instruments caractérisés par une XP Technology nano-optimisée® . Ces instruments sont beaucoup plus durs et restent donc aiguisés plus longtemps. Cela permet de travailler sans pression avec un confort de traitement nettement accru, tant pour les articulations du praticien que pour le patient. Le meulage n’est plus nécessaire avec ces instruments, ce qui se remarque également dans les extrémités étroites.

En fonction du patient et des besoins thérapeutiques, on choisit des détartreurs et des curettes de façon totalement personnalisée. Les surfaces proximales et les zones radiculaires exposées sont souvent difficiles à atteindre. Des extrémités de travail précises facilitent ici un guidage idéal pour un travail en douceur dans la zone du sulcus. Les curettes universelles peuvent par exemple être utilisées en sous-gingivale, mais les curettes Gracey se sont avérées plus douces. Pour les poches particulièrement étroites ou profondes, les curettes « Deep Pocket » avec tige allongée de 3 mm ou les curettes « Access » avec tige allongée de 3 mm et une extrémité de travail 50 % plus courte conviennent parfaitement. Des détartreurs ou des curettes universelles sont utilisés pour éliminer la plaque supragingivale.

Gracey Standard

Gracey Deep Pocket

Gracey Access

Toute personne incertaine dans ce domaine a la possibilité de profiter du programme de formation proposé par Young Innovations. Elle propose des formations en interne sur ce thème dans toute l’Europe.

Depuis ma formation d'hygiéniste dentaire, j'ai principalement travaillé avec des instruments XP d'American Eagle Instruments.
Pourquoi ? Parce que j'ai toujours cherché à ce que mon travail soit le moins invasif possible. La conception délicate des pointes de travail me procure une sensibilité tactile extrêmement élevée lors du curetage des poches profondes, de sorte que je me débrouille souvent sans sonde. Je vois également une valeur ajoutée dans la sensation ergonomique des instruments pendant le traitement, qui s'exprime dans le poids extrêmement faible et la poignée rugueuse. Je ne ressens pas rapidement la fatigue ou la surcharge de la main.
Dans le cadre d'une thérapie PA active, j'aime travailler avec une gamme étendue et personnalisée de curettes et je trouve donc optimal le code couleur des manches en plastique, qui me permet d'identifier rapidement les instruments lors du traitement. Cela s'avère être un avantage absolu, surtout en ces temps difficiles, car le temps, l'économie et l'efficacité sont désormais demandés.

Birgit SchleeDH